Toyota Supra 2019 et Michelin Sport : quand ça colle

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Toyota Supra 2019 et Michelin Sport : quand ça colle

Par |2019-07-05T09:49:13-05:00vendredi 05 juillet 2019|Sur la route|

(Mont-Tremblant) Je n’ai rien du pilote de course que je m’imaginais être quand j’étais plus jeune. J’ai beau tenté de pousser comme un malade, et sentir mon pouls augmenter à la même vitesse que la voiture, quand j’embarque sur une piste, je trouve rapidement mes limites. Même quand la voiture, et les pneus, fournissent le meilleur.

Un portrait qui n’a pas changé avec mon essai récent de la toute nouvelle Toyota Supra. Les nostalgiques de voitures sport japonaises et quelques babyboomers se souviennent avec émotion de l’ancienne Toyota Supra qui a disparu depuis près de ceux décennies.

Quand Toyota a décidé de la ramener, cris d’allégresse dans la communauté des amateurs de sport. Puis une accalmie quand on a vu le design : on était bien loin de la Supra original. Et comble du sacrilège, elle était en plus une adaptation de la BMW Z4, au lieu d’être une inspiration toute japonaise.

J’étais, je l’avoue, moi-même du nombre. C’est donc armé de ces nombreux préjugés, et avec des attentes diminuées par le long délai depuis sa première présentation, que je me suis présenté à l’Estérel pour prendre le volant de la voiture.

La route

Avant de se lancer sportivement au volant, il fallait bien se rendre à la piste. La nouvelle GR Supra (pour Gazoo Racing, une division sportive de Toyota) s’est avérée beaucoup plus confortable que prévu. Il est vrai que mon entrée à bord a été plus difficile qu’anticipé. Mon tour de taille, la ligne de toit abaissée et le seuil de porte élargi pour donner de la rigidité, exigent un peu de créativité pour monter à bord et fermer la porte.

Mais une fois bien installé, le siège est enveloppant, et le tout assez confortable. Le roulement est agréable, la direction précise, et les sensations de conduite plutôt amusantes. On a bien détecté un peu de bruit dans l’habitacle, mais il cède sa place aux bruits de moteur dès que l’on se met en mode sport.

Système multimédia aidant, la musique joue à fond, accompagnant nos moindres velléités de conduite dynamique… ou de simple randonnée.

La piste

Je l’ai dit, je n’ai rien d’un pilote de course. L’idée de me loger derrière Jean-François Dumoulin, un des pilotes Nascar Pinty’s et de tenter de le suivre me semblait donc un peu farfelue. Mais elle s’est finalement avérée plus amusante finalement.

Il faut dire que la Supra, avec ses 335 chevaux issus du moteur 6 cylindres en ligne de 3 litres (et ses 365 livres-pied de couple transmis par une boite automatique – non pas de manuelle – à 8 rapports), se démène avec aisance sur la piste.

Les accélérations sont vives, les virages précis, et les freinages étonnants. Il y a bien quelques soubresauts de suspension dans les virages les plus appuyés. Mais il suffit de pousser la machine un peu plus pour qu’elle s’accroche à la piste. Résultat : une vitesse supérieure à 205 kilomètres à l’heure (ce qui n’est pas le maximum mais bien le plus que j’ai pu faire sur la piste), ce qui m’est apparu bien suffisant pour voir les mérites de la voiture.

Les pneus

On ne saurait parler de la Supra sans parler de ses pneus, des Michelin Sport de 19 pouces. Des pneus au profil bien suffisants pour ajouter au plaisir de conduire sur route, mais qui se sont avérés surprenants sur piste.

Parce que la température extérieure était suffocante, les pneus se sont montrés performants dès le départ. Ceux qui connaissent le circuit Mont-Tremblant connaissent bien le terrible virage aveugle numéro 1, les S exigeants, ou le virage numéro 6 pris en pleine accélération, trois endroits ou les pneus sont largement mis à contribution.

Dans tous les cas, la voiture enfilait les virages sans anicroches. Et sans trop de hurlement de caoutchouc non plus. Les parois latérales rigides des pneumatiques permettent un contrôle précis, et des réactions prévisibles de la voiture. Même lorsque le soleil a surchauffé la piste, les pneus ont conservé une adhérence sans reproche.

Conclusion

La Toyota Supra affiche désormais une aura différente de sa prédécesseure. Et à 64 990$ et en nombre limité à 300 au pays, elle ne sera certainement pas une voiture de volume. Mais la conduite valait bien l’attente. Je dois le dire, j’ai dû ravaler pas mal de mes préjugés! En fait, pour être honnête, elle m’a presque (je dis bien presque), rendu un bon pilote!