Essai routier : Yokohama IG52c sur un Mazda CX-3 2019

Par Marc Bouchard | mercredi 13 mars 2019 | BlogueSur la route

Le petit Mazda CX-3 est considéré comme un utilitaire sport. Une appellation galvaudée, sans aucun doute, puisqu’elle s’applique à tout ce qui n’est pas une voiture, peu importe ses dimensions. Et question dimensions, il faut bien avouer que le plus petit des Mazda n’est pas exactement une grande pointure.

Malgré tout, il se tire bien d’affaires, propose un rouage intégral bien suffisant pour les besoins et, parce que notre essai était tout ce qu’il y a de plus hivernal, pouvait compter sur le support de pneus Yokohama Ice Guard IG52C pour le supporter.

 

Petit et confortable

Le Mazda CX-3, c’est la version dynamique des utilitaires sport compact. Il profite, comme tous les membres de la famille Mazda, d’un design exceptionnellement moderne, baptisé Kodo (proposant sans doute une grande signification japonaise, mais ce n’est pas important). Dans les faits, ce qu’il faut savoir, c’est que le style du petit CX-3 n’a rien de commun avec ses rivaux : il est plus moderne, plus arrondi affiche un capot plus allongé et une cabine plus compacte. Pour 2019, il a de nouvelles roues, une grille modifiée et quelques autres retouches extérieures, sans plus.

Ce dernier, vous l’aurez compris, est un de ses pires défauts. L’espace de chargement est lilliputien, et les passagers arrières ont tout intérêt à ne pas trop espérer d’espace s’ils sont trois occupants comme le permet le véhicule. À deux, de taille moyenne, ils auront assez de dégagement pour la tête et les jambes, mais sans plus.

On lui a aussi ajouté quelques éléments de sécurité, comme un détecteur d’angles morts, retiré le frein à main manuel pour le rendre électronique, et dégager un peu la console centrale. Mais dans l’ensemble, vous ne serez pas dépaysé dans l’habitacle, qui conserve notamment son système d’infodivertissement avec écran central.

Bonne  nouvelle, il intègre désormais Apple Car Play et Android Auto. Mauvaise nouvelle, on n’a pas changé ,la molette de contrôle, pas plus que la vitesse d’exécution du système. On ne peut sans foute pas tout avoir….

Une conduite amusante

La question de l’espace étant réglé, reste la vraie question : le Mazda CX-3 peut-il vous mener à bon port, confortablement et avec plaisir. La réponse est un oui sans équivoque.  Car le Mazda CX_3, c’est simplement cela : du plaisir de conduite.

Un seul moteur, un 4 cylindres de 2,0 litres, anime toutes les versions du CX-3. Rien pour perdre le souffle en accélération, mais le petit VUS le regagne en dynamisme. Sa direction est précises, les suspensions maitrisent bien les changements de poids, et la transmission fait le boulot sans jamais rechigner.

Et le rouage intégral, de série sur la version GT que j’essayais, a fait la preuve qu’il pouvait aussi se débrouiller relativement bien dans toutes les circonstances.

Yokohama iG52c

Pour chasser ce petit VUS aux prétentions sportives, il fallait opter pour un pneu polyvalent, et capable de tenir la route dans toutes les conditions. Le Yokohama iG52c a cette réputation. Il est notamment composé d’une semelle haute densité, dont on dit qu’elle résiste à l’usure mieux qu’auparavant.

Ce qui le distingue réellement en revanche, c’est le dessin de la semelle jumelant gros blocs à des sillons surdimensionnés, permettant une évacuation plus rapide de l’eau et surtout de la gadoue. Quant aux blocs, ils présentent un meilleur contact sur la surface du sol, fournissant une meilleure adhérence sur le sol glacé ou enneigé.

Je l’avoue, je me suis un peu amusé à repousser le petit CX-3 dans ses limites, histoire de voir ce que les pneus pouvaient offrir. Et comme la conduite s’est produite pendant une chute de neige abondante (une de plus…..), j’ai pu constater que les sillons remplissaient bien leur mission. Malgré tous mes efforts pour repousser les limites, force est d’admettre que rien ne lui permettait vraiment de décrocher.

J’ai retenté l’expérience quelques jours plus tard, sur une chaussée froide mais totalement dégagée. Cette fois, j’ai dû ralentir un peu mon enthousiasme, sentant que la semelle perdait un peu de son adhérence en virage trop appuyé. Évidemment, la prudence me demanderait de limiter ce genre de conduite, mais c’est la joie du testeur, non?

La conclusion, c’est que les Yokohama iG52c sont des pneus d’une grande polyvalence, qui se sont avérés bien adaptés à mon petit CX-3, un VUS dynamique. Relativement peu bruyants, ils fournissent l’assurance nécessaire à une conduite quotidienne. Ils sont bien un peu moins à l’aise dans l’excès d’enthousiasme, mais constituent un excellent rapport qualité/prix.

À propos de l’auteur

Marc Bouchard is passionate about cars... and many other things. He started out as a general journalist and has been working on cars for the past twenty years. We see him on TV, hear him on the radio and read about him everywhere. Often called upon as an expert analyst.

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