BMW M4 cabriolet 2020 : le sens du « timing »

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BMW M4 cabriolet 2020 : le sens du « timing »

Par |2020-02-25T17:19:20-05:00jeudi 20 février 2020|Sur la route|

Certaines personnes ont le sens de l’à-propos, du « timing » comme on dit en anglais. D’autres non. Comptez moi dans cette dernière catégorie. Car comment qualifier autrement mon habitude conduire des véhicules comme la BMW M4, cabriolet de surcroît, alors que la région reçoit ses pires tempêtes de neige de l’année? C’est pourtant exactement ce que j’ai vécu récemment alors que j’ai traversé la totalité des deux chutes de neige de plus de  70 centimètres au volant du puissant petit coupé allemand.

Et vous savez quoi? Outre le fait que j’ai dû réviser quelques fois mes techniques de dérapage contrôlé, j’ai eu un plaisir fou. Non je n’ai jamais pu tirer le maximum de cette mécanique bi turbo de 425 chevaux, et non je ne me suis pas payé de conduite ultradynamique dans des routes sinueuses. Mais j’ai pu profiter de ce que la M4 a de mieux à offrir : le plaisir et la précision de conduite!

Il est vrai que la M4 actuelle est en fin de vie. Pour 2021, une nouvelle plateforme servira de base à la successeure de la petite sportive. Ce qui ne l’empêche cependant pas d’offrir, déjà dans son mode actuel, une conduite inspirée et directe. Mais une conduite qui requiert toute l’attention du conducteur quand la chaussée se dégrade.

Histoire de tempête

Je possède une modeste maison, longée d’une entrée de cour qui rejoint directement la résidence de mes voisins. En d’autres termes, il s’agit presque d’un long corridor ou s’engouffre aisément vent et neige. Quand, comme ce fût le cas au cours des dernières semaines, les chutes de neige sont plus abondantes, les flocons s’y amoncellent avec vigueur, ce qui rend l’accès parfois difficile.

Imaginez quand, sous ce tas de neige se cache un petit coupé allemand de performance. Heureusement, et à ma grande surprise, les pneus Continental ContiWinterContact ont démontré une adhérence au-delà de mes espérances malgré leur profil très sportif. Le bémol, c’est que la garde au sol du petit véhicule est, disons-le, assez basse.

Imaginez donc quelques dizaines de centimètres de neige amassés en tas devant une voiture qui a la largeur, et la hauteur, pour agir comme déblaiement. Il m’a fallu pelleter quelques minutes pour dégager un passage. Mais une fois le pied sur l’accélérateur, la petite voiture s’est extirpé de son mauvais pas en quelques secondes à peine.

Une fois sur la chaussée cependant, le défi était plus grand. Les pneus, froids, peinaient à conserver toute l’adhérence au sol nécessaire. Et comme la M4 cabriolet envoie toute la puissance de ses 425 chevaux aux roues arrière, en passant à travers une transmission automatique à double embrayage ultrarapide, il fallait prendre quelques précautions supplémentaires. Malgré tout, ma randonnée hivernale s’est déroulé sans anicroche et même, je dois bien le dire, avec un certain plaisir.

Mieux sans la neige

Plaisir renouvelé une fois que la chaussée a été totalement dégagée cependant. J’ai été en mesure de constater la précision de la direction, la qualité surprenante des suspensions adaptatives qui ont su absorber les pires chocs. Petite note cependant, touts ces réglages peuvent être modifiés selon le mode M, c’est à dire pour y ajouter quelques connotations de performance.

En d’autres mots, les suspensions deviennent plus rigides (et moins confortables), la direction plus précise et la M4 plus vive. Un choix à conserver surtout en été.

La vie à bord

La M4 de mon essai était un cabriolet à toit rigide. Ce qui la rend totalement, ou presque, identique à une version coupée toute simple. Elle conserve l’insonorisation, le rigidité et le confort des versions à toit fixe. Bref, outre les quelques secondes d’ouverture à des fins de démonstrations, jamais le toit de la M4 n’a été enlevé.

Cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’habitacle bien fini et confortable. Des sièges offrant un support sans reproche sont de mise, et même si le système multimédia semble un peu complexe au premier abord, on s’y retrouve aisément.

Ce qui manque à cette M4, c’est un peu de modernisme. On sent que la voiture sera renouvelée sous peu, et elle en a bien besoin. Pas vraiment en matière de conduite, puisque la M4 continue d’être une bête dans ce domaine, mais plutôt en terme de technologie et de sophistication.

Malgré tout, je vous le dis, l’hiver s’affronte très bien au volant d’une BMW M4, aussi cabriolet soit-elle!

 

Photos BMW Canada (et non, je n’en ai pas pris en hiver, trop préoccupé que j’étais de conduire).