Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio et pneus Pirelli, passion à l’italienne

Par Marc Bouchard | vendredi 24 septembre 2021 | BlogueSur la route

Si on avait à définir les Italiens, on parlerait sans doute de passion, de chaleur, d’enthousiasme. On se pâmerait sur leur style, leur sophistication, leur grâce. Et on apprécierait leur amour des bonnes et belles choses. Prenez ces qualificatifs, appliquez-les à une voiture, chaussez-la de pneus Pirelli de performance, et vous aurez l’Alfa Romeo Giulia.

Ajoutez un peu d’enthousiasme et de passion, et vous obtenez la version Quadrifoglio (quatre feuilles), synonyme de performance chez le constructeur italien. Attention, ce n’est pas que la voiture n’a pas de défaut. C’est simplement que ses défauts sont largement compensés par l’âme qui anime cette voiture.

Vous pensez que j’en met un peu? Peut-être. J’ai en effet tendance à apprécier un peu trop les trucs provenant d’Italie. Mon amour démesuré pour les pâtes en témoigne. Mais dans le cas de la Giulia, je ne suis pas le seul à partager cette passion.

En fait, quand il est question de conduite européenne inspirée, la petite Alfa Giulia fait un littéral pied de nez aux Allemandes, pourtant passées maitresses dans l’art de la tenue de route. Ici, tout est organique, émotif. Oubliez la froideur et la précision des BMW de ce monde. L’Alfa Romeo tient plutôt de l’insouciance et de la surprise chaque fois que l’on prend le volant.

Puissance et conduite

Ne vous méprenez pas. Même si la version essayée est une propulsion (seule option offerte sur la Quadrifoglio), elle est facile à conduire et à diriger. L’insouciance a plutôt tendance à venir du conducteur qui a une forte envie de profiter des 505 chevaux développés par le moteur V6 turbo de 2,9 litres de la bête.

En mode confort, elle se comporte sagement. En mode plus sportif (trois modes différents sont offerts), elle agit comme une véritable affamée de performance. Les suspensions sont plus rigides, le son de l’échappement devient une jolie pétarade dès que l’on insiste, et la boite automatique (que l’on prend soin de placer en monde manuel comme il se doit) permet de changements d’une incroyable rapidité.

Un bon mot aussi pour le confort des sièges, un élément que ma taille de jeune homme arrondie apprécie particulièrement lorsqu’il s’agit de sièges aussi sportifs. Mais en conduite dynamique, rien à redire, le soutien est indéniable.

Tenue de route

Puis il y a la tenue de route. Celle que l’on obtient en faisant pointer la voiture directement dans la trajectoire souhaitée. Et qui s’obtient en évitant le roulis et le transfert de poids inutile.

C’est aussi cette tenue de route qui est maintenue par les pneus Pirelli Pzero 285/30ZR19 qui équipent la voiture de série, des pneus qui sont connus pour leur incroyable maitrise, tant sur chaussée sèche que mouillée. En fait, ce pneu est conçu pour être très bas, ce qui permet d’améliorer la réponse dans les virages. On l’a muni de 3 rainures qui font le tour du périmètre du pneu pour aider à canaliser l’eau. Cela augmente la traction sur sol mouillé et empêche l’aquaplanage. La limite est loin d’être vite atteinte lorsque la pluie automnale se mêle de la partie.

Particulièrement efficaces en freinage, les Pirelli PZero Corsa ont un seul petit défaut : ils ont une tendance à l’usure prématurée, et ne doivent jamais être utilisés sur des surfaces gelées.

Tout cette passion, des roues jusqu’au volant, se déchaine quand on prend place à bord de l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio. C’est vrai que les places arrière sont correctes sans plus. Que les suspensions peuvent sembler un peu trop rigides aux occupants qui ne conduisent pas. Et que le prix de près de 100 000$ a de quoi rebuté les plus mordus (il existe quand même des versions moins puissantes à environ 55 000$). Quant à la fiabilité, ça reste à voir!

Mais que voulez-vous, je suis incapable d’en dire du mal. L’amore è amore!

À propos de l’auteur

Marc Bouchard is passionate about cars... and many other things. He started out as a general journalist and has been working on cars for the past twenty years. We see him on TV, hear him on the radio and read about him everywhere. Often called upon as an expert analyst.

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